En France, les lunettes sont chères. A tel point que, parfois, changer de lunettes devient impossible…

Un opticien réalise 275 euros de marge brute sur une paire de lunettes, soit 70 % du prix de vente*. Un équipement (verres et montures) est vendu en moyenne 3,3 fois son prix d’achat. L’opticien dégage donc un
taux de marge de 233 % et qui atteint même 317 % en moyenne sur les verres. Cette marge exorbitante s’expliquerait par le nombre croissant de magasins d’optique en France : il y en a aujourd’hui 12 018 (dont 333 ont ouvert en 2014) et leur nombre a augmenté de 50 % en douze ans.

Cette croissance est due à l’augmentation du nombre de diplômés qui sortent chaque année des écoles d’optique. La règle selon laquelle la concurrence devrait faire baisser les prix ne fonctionne pas en la matière.
A l’inverse, la multiplication du nombre de magasins fait le jeu de l’inflation. Il faut vendre plus cher pour conserver sa marge. Et le manque de transparence et l’opacité sur les matériels ne permettent pas
aux consommateurs de se repérer.

Des remboursements faibles

La Sécurité sociale ne rembourse que 4 % du montant facturé. Les complémentaires prennent en charge 70 % de la dépense. Le reste à charge pour les ménages est donc important. Résultat, selon l’Irdes, le renoncement aux soins d’optique concerne 10 % des bénéficiaires de l’assurancemaladie, et 25 % chez les personnes dépourvues de complémentaire santé.

Comment faire baisser les prix ?

Jusqu’en 2012, certaines complémentaires, en proposant des remboursements élevés dans le cadre de contrats haut de gamme, ont participé à l’inflation des prix, les opticiens ayant tendance à facturer à hauteur du
montant proposé par les mutuelles. Depuis la mise en oeuvre des « contrats responsables », le remboursement est plafonné, à un niveau encore élevé certes, mais ces contrats devraient cependant permettre de réguler un peu le marché de l’optique.

Et les réseaux de soins ?

Dans le cadre d’un réseau, les mutuelles négocient avec des opticiens, pour leurs adhérents, des tarifs intéressants. En conséquence, le reste à charge est moins important pour une même paire de lunettes.
La liberté de choisir son opticien reste entière. Quel que soit le professionnel choisi,
au sein d’un réseau ou non, on conserve le remboursement de sa mutuelle. Mais on peut être mieux remboursé
si on accepte de se rendre chez un professionnel conventionné par sa mutuelle.

* Selon une étude de l’Ufc-Que choisir.

 

Les Opticiens mutualistes

Le monde de la mutualité développe, depuis plus de quinze ans, le réseau les Opticiens Mutualistes, en adéquation
avec ses valeurs. Ses 5 500 professionnels proposent, dans quelque 750 magasins, des équipements au prix le plus juste. Le statut à but non lucratif des Opticiens mutualistes, qui ne rémunèrent pas d’actionnaires, leur permet de répondre à cet engagement.
Les Opticiens mutualistes sont gérés par les organismes adhérents de la Fédération nationale de la mutualité
française, ce qui permet de proposer le tiers payant et de garantir un reste à charge limité et maîtrisé.
www.lesopticiens mutualistes.fr