Les plaintes pour viol ont augmenté de 17 % en 2018. Celles pour agression sexuelle, de 20 %, selon les chiffres du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (Ssmsi). Une hausse plus élevée que les années précédentes.

Les plaintes pour viol ont augmenté de 17 % en 2018. Celles pour agression sexuelle, de 20 %. C’est ce qui ressort des chiffres du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (Ssmsi) qui publie la 3e édition de son bilan statistique « Insécurité et délinquance ». Une hausse plus élevée que les années précédentes.

Cette augmentation s’explique notamment par une évolution du comportement des victimes, « dans le climat de l’affaire Weinstein et des différents mouvements sur les réseaux sociaux pour la libération de la parole des victimes » explique le rapport du Ssmsi.

Alors qu’en 2016, seule une personne sur 10 se déclarant victime de violences sexuelles hors ménage indiquait avoir porté plainte auprès des forces de sécurité, cette proportion a été pratiquement multipliée par trois pour les faits survenus en 2017, même si ce chiffre doit être pris avec précaution, compte tenu du faible nombre de victimes dans l’enquête. 

L’augmentation des violences sexuelles enregistrées s’inscrit en outre dans un contexte d’amélioration des conditions d’accueil des victimes par les services. 

« Ces chiffres sous-estiment vraisemblablement le nombre réel de victimes : certaines personnes interrogées peuvent hésiter, malgré le caractère anonyme de l’enquête, à décrire ces violences. Il est difficile de dégager une tendance en raison de l’effectif relativement faible d’enquêtés concernés chaque année », précise le rapport du Ssmi.