Cancer : la prévention avant tout

40% des cancers pourraient être évités, selon l’Institut national du cancer qui vient de publier son rapport annuel. Le tabagisme est la première cause de risque mais pas seulement. Explications.

400 000 nouveaux cas de cancers se sont déclarés en France, en 2017, d’après le dernier rapport de l’InCa. Les plus fréquents restent le cancer de la prostate (48 427 nouveaux cas) chez l’homme, devant les cancers du poumon et colorectaux, et le cancer du sein (58 968 nouveaux cas) chez la femme devant les cancers colorectaux et du poumon. Même si la mortalité baisse chez les hommes et tend à se stabiliser chez les femmes, l’institut note qu’il y a eu 150 000 décès par cancer, en 2017.

Tabac, alcool font le lit du cancer

Principaux facteurs de risque de développer un cancer, la consommation de tabac et d’alcool est responsable de près 60 000 décès par cancers chaque année, en France. Pourtant, en adoptant de nouvelles habitudes de vies, 40% de l’ensemble des cancers détectés par an pourraient être évités.

Le renforcement de la lutte contre le tabagisme est donc essentiel pour l’InCa qui est responsable à lui-seul 45 000 décès. Le tabac peut être à l’origine de 17 localisations de cancers : poumon en premier lieu mais aussi voies aérodigestives supérieures (bouche, larynx, pharynx, œsophage), vessie et pancréas. Le tabagisme étant une addiction dont il est très difficile de se défaire, le mieux est de ne pas commencer à fumer.
 
Deuxième facteur de risque évitable de cancers, la consommation d’alcool qui est la cause de cancers de l’œsophage, du côlon et du rectum et du sein. Les effets de l’alcool sont renforcés quand ils sont associés à ceux du tabac.

Si la consommation d’alcool en France baisse de manière régulière depuis les années 1960, elle reste cependant l’une des plus élevées d’Europe et dans le monde.

Prévention, dépistage

La prévention et le dépistage sont au cœur de la lutte contre le cancer. Le test immunologique de dépistage du cancer du colon par exemple a démontré son efficacité dans les lésions précancéreuses. Le suivi gynécologique et le frottis sont tout indiqués

Enfin, une bonne alimentation, et d’exercice physique sont à inscrire au tableau des bonnes habitudes.