Soignants, internes en médecine, lancent un cri d’alarme. Ils exhortent la population française à rester confinée et demandent au Président de la république de durcir les mesures.

Le confinement est capital pour permettre aux soignants de gérer l’afflux de malades. En effet, de plus en plus de personnel hospitalier mais aussi des médecins en ville, des internes, sont contaminés. Se rajoute à cette situation, le manque cruel de masque.

Le Grand-Est, en surchauffe

La région Ile-de-France est la plus touchée, suivie par le Grand-Est où la situation s’intensifie quotidiennement, d’après l’Agence régionale de santé (Ars). Dans cette région, le nombre de malades graves augmente et les services de réanimation sont saturés. L’armée est en renfort des hôpitaux saturés à Mulhouse comme à Colmar. Plus aucune place n’est disponible et les malades sont transférés dans d’autres hôpitaux. Il faut savoir que les malades du covid-19 restent au moins 15 jours en réanimation.

Le pic épidémique est prévu dans les prochains jours, dans le Grand-Est. Un avant goût de ce qui pourrait se passer dans toutes les régions françaises.

Le directeur de la Santé, Jérôme Salomon recensait dans un point presse jeudi 19 mars, 1 122 cas graves dont 50% des cas ont moins de 60 ans.