Manger de saison pour respecter la nature, soutenir l’économie de proximité en achetant les produits locaux, telle est la philosophie du locavore.

On pense souvent que manger de saison, manger bio, privilégier les produits locaux coûte cher ou prend du temps. En réalité, c’est à la portée de tous. Dans son ouvrage, Mangez de saison, la photographe et cuisinière Carrie Solomon nous révèle les secrets d’une cuisine simple et saine et explique tous les avantages d’être locavore.

Un locavore c’est quoi ?

Manger de saison et privilégier les produits locaux sont les règles de base du locavore, selon l’auteur. Nous sommes tous capables de faire la différence entre la nourriture industrielle insipide et de savoureux produits locaux. Nul besoin pour cela que les produits soient labellises bio. Un grand nombre de producteurs locaux ont recours à une agriculture raisonnée. Les tomates produites localement ont plus de goût que celles qui viennent de loin. Pour cela, inutile de vous retirer définitivement à la campagne ou de parcourir de nombreux kilomètres. Vous décidez vous-mêmes de votre périmètre pour acheter vos produits. Cela peut être dans un rayon de 50 kilomètres ou d’une région. Il suffit simplement de prendre conscience de l’origine et du lieu de production du produit que vous consommez. De ce fait, vous soutenez l’économie locale en supprimant les intermédiaires. Et ce n’est pas tout ! Cette démarche permet aussi de réduire le temps de transport donc de la pollution et tout cela fait du bien à notre planète.

Le locavore est curieux

Un locavore prend son temps : pour trouver de meilleurs produits, pour faire le marché. Il n’hésite pas à poser des questions, que ce soit au supermarché ou ailleurs, sur l’origine des produits. Il s’intéresse aux produits locaux et s’insurge lorsqu’il voit dans son supermarché des produits importés alors que l’on peut en trouver localement. Il peut aussi adhérer à une Amap [fn]Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne. Elles sont destinées à favoriser l’agriculture paysanne et biologique.[/fn] et contribuer à soutenir le travail d’une ferme des environs.

Le locavore n’est pas végétarien, mais il réduit sa consommation de viande car on sait que l’élevage représente plus de 14 % des émissions des gaz à effets de serre. Le locavore peut aussi rêver de manger des fraises en hiver mais, dans ce cas, il aura prévu de les mettre en conserve l’été. Pour le poisson, il privilégiera la pêche durable. Et si on jardinait ? Même en ville, on peut faire pousser quelques légumes en pot sur son balcon ou des plantes aromatiques sur sa fenêtre.

A lire : Mangez de saison ! Carrie Solomon, éd. La Martinière, 16,90 €.