Le scandale de l’amiante continue. Ce matériau cancérogène interdit en France depuis 1997 serait encore présent dans de nombreux établissements scolaires. Des associations de parents dénoncent « une bombe sanitaire à retardement ».

L’amiante, pourtant interdit en France depuis 1997, ne cesse de faire parler de lui. Ce matériau cancérogène serait présent dans de nombreuses écoles. Le collectif « Urgence amiante écoles », soutenu par les principales associations de défense des victimes de l’amiante, lance un appel dans les colonnes du journal Libération pour « réclamer une cartographie précise de la présence de ce matériau dangereux dans les établissements scolaires ».

« Une bombe sanitaire à retardement »

Les signataires de l’appel demandent des mesures rapides pour les élèves et les enseignants dans les écoles qui sont concernées mais dont on ne connait pas encore le chiffre précis (la plupart des établissements ont été construits avant 1997), ni la localisation.

C’est donc un chantier énorme auquel les autorités sanitaires et territoriales – le dossier technique amiante et la responsabilité des travaux de désamiantage incombent à la collectivité territoriale – devront faire face. Le mésothéliome ou cancer de l’amiante, une maladie très grave, se développant très tardivement, les signataires de l’appel parlent d’une véritable « bombe à retardement ».

Alain Bobbio, secrétaire national de l’Association de défense des victimes de l’amiante (Andeva), invité du Magazine de la santé, mercredi 20 mars, a souligné que son association soutenait les actions engagées par les parents d’élèves, notamment ceux du lycée Georges-Brassens de Villeneuve-le-Roi qui ont déposé plainte contre X le 14 mars pour mise en danger de la vie d’autrui. Ils réclament une transparence totale sur les dossiers amiante des établissements concernés et que la loi soit respectée.