En France, nous jettons 29 kg de déchets alimentaires par an et par personne dont environ 7 kg encore emballés. Pour lutter contre ce gaspillage, des projets innovants voient le jour, comme ceux des ateliers « Le Pain Perdu » à Vannes.

Depuis 1974, le pourcentage de nourriture perdue a été multiplié par deux dans le monde, d’après l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). « Ce gaspillage représente un prélèvement inutile de ressources naturelles telles que les terres cultivables et l’eau, et produit des émissions de gaz à effet de serre évitables et des déchets à traiter », précise l’organisation.

Et puis, il coûte cher aux ménages : en France, on estime le coût du gaspillage alimentaire à plus de 200 euros par an et par personne[fn]source : Ademe[/fn], soit de 12 à 20 milliards d’euros pour le gaspillage total en France. Mais des initiatives originales fleurissent partout pour réduire le gaspillage.

Les ateliers « Le Pain Perdu »

Environ 87 500 tonnes de pain et viennoiseries sont jetés en France chaque année. C’est à partir de ce constat que les Banques alimentaires (association de collecte des surplus alimentaires en France, créé en 1984) et l’Unapei (mouvement associatif français représentant les intérêts des personnes en situation de handicap et leurs familles), se sont associés à un projet citoyen et écoresponsable pour donner naissance aux ateliers « Le Pain Perdu »  à Vannes dans le Morbilhan.

« Le principe est simple : les bénévoles de la Banque alimentaire récoltent les invendus des boulangeries, grandes surfaces ou encore collectivités locales qui sont ensuite recyclés en farine pour l’alimentation animale, par des travailleurs en situation de handicap », expliquent les créateurs du projet.
Au-delà de la lutte contre le gaspillage alimentaire, ce partenariat local va permettre de créer 10 postes pour des personnes en situation de handicap. Les étapes de transformations sont spécialement adaptées aux travailleurs handicapés dans des locaux entièrement rénovés pour répondre aux normes de l’agroalimentaire.

Ainsi, les deux grands mouvements associatifs s’unissent pour lutter contre le gaspillage alimentaire tout en favorisant l’accès au travail des personnes en situation de handicap.

Les écoles aussi se mobilisent pour sensibiliser la nouvelle génération. A Roanne, les élèves de l’école publique Paul-Bert ont conduit avec différents partenaires associatifs et le soutien de la municipalité, un travail sur l’alimentation et le gaspillage alimentaire. Visites de la décharge, de la déchetterie, de la plate-forme solidaire, de la cuisine centrale… ils ont également réalisé des panneaux d’information sur le gaspillage dont les plus significatifs figureront dans plusieurs endroit de la ville.