La vaccination contre le coronavirus a démarré le 27 décembre 2020 mais la campagne est compliquée à mener auprès des personnes en situation de grande précarité, alertent les associations.

La Fédération des acteurs de la solidarité (Fas) qui regroupe plus de 800 associations, alerte sur le calendrier vaccinal anti-Covid en direction des publics précaires. Car, si sur le papier, les personnes hébergées ou à la rue de plus de 75 ans peuvent déjà accéder à la vaccination, dans les faits, « le parcours d’accès aux centres de vaccination est complexe pour ces populations », souligne la fédération.

Faciliter l’accès à la vaccination

Pour les publics précaires, vivant dans la rue, et donc éloignés des soins par définition, il est difficile, voire impossible de se rendre dans un centre de vaccination. Pour les associations qui travaillent auprès de ces personnes, il faudrait remettre en place les équipes sanitaires mobiles, comme lors du premier confinement, pour aller à leur rencontre. En effet, ces personnes sont plus à risque de contamination et ont souvent une santé détériorée et souffrent souvent de plusieurs pathologies associées.

Depuis une dizaine de jours, un dialogue a été engagé par les associations venant en aide aux plus précaires auprès du ministère de la Santé pour tenter d’accélérer leur vaccination. Quelques avancées peuvent déjà être soulignées : les résidents dans les foyers de travailleurs migrants vont pouvoir accéder en priorité à la vaccination, tout comme ceux des structures de soins accueillant temporairement des sans-abri. Un calendrier que les associations souhaitent connaitre le plus rapidement possible, car après la tréve hivernale, le 1er avril, les places d’hébergement fermeront.