La bronchopneumopathie chronique obstructive (Bpco) est de plus en plus fréquente chez les femmes. Malheureusement, elle est sous-diagnostiquée.

Un malade sur deux souffrant de bronchopneumopathie chronique obstructive (Bpco) est une femme. Conséquence directe du tabagisme, ces dernières sont plus précocement et plus durement touchées que les hommes, car plus vulnérables aux effets du tabac. Et ce sont des femmes jeunes qui en sont atteintes.

Repérer les signes de la maladie

La bronchopneumopathie chronique obstructive ou Bpco est une maladie respiratoire silencieuse. Sa cause principale est le tabac. Elle concerne 3,5 millions de personnes en France. Tousser ou cracher le matin sont deux signes qui doivent vous alerter et vous conduire rapidement à consulter. Car, il peut s’agir, nous explique l‘association Bpco

– d’une exposition prolongée à des facteurs irritants, comme la fumée de tabac inhalée ou subie, qui peut déboucher sur une maladie chronique comme la Bpco ;

– d’une agression aiguë par un agent infectieux comme dans la bronchite infectieuse. Dans ce cas, l’expectoration disparaît avec la guérison de l’infection.

Quant aux femmes, elles peuvent souffrir d’une dégradation de la fonction respiratoire plus importante avec :

• plus de toux nocturne ;

• plus de difficultés respiratoires (appelées dyspnées) ;

• plus de fatigue ;

• un syndrome dépressif associé.

 

La mesure du souffle : c’est facile !

Un examen très utile, sans risque et facile à exécuter existe,  c’est la mesure du souffle par l’exploration fonctionnelle respiratoire (Efr). Elle permet de mesurer les volumes et les débits pulmonaires et de faire le point sur la capacité respiratoire de vos poumons. Cette mesure est réalisée par des pneumologues en cabinet ou à l’hôpital.

Le patient respire à travers un embout buccal relié à des appareils de mesure, le nez fermé par un pince-nez afin que la respiration ne se fasse que par la bouche. 

La mesure du souffle doit être faite régulièrement et  est indispensable pour le dépistage et le diagnostic de la Bpco chez tout sujet à risque, qu’il présente ou non une bronchite chronique. 

Actuellement, elle ne se guérit pas, mais un traitement suivi de façon précoce permet de ralentir l’évolution de la maladie et de diminuer les symptômes.

Comment traiter la Bpco ?

C’est d’abord d’arrêter de fumer ! Plus facile à dire qu’à faire, surtout pour les femmes qui craignent de prendre du poids. Pourtant, c’est le seul moyen de ralentir le déclin de la fonction pulmonaire. Des médicaments (corticoïdes, broncho-dilatateurs) permettent de dilater les bronches et de faciliter le passage de l’air. Enfin, la réhabilitation respiratoire est un ensemble de moyens proposés au patient atteint d’une maladie respiratoire chronique, pour réduire le handicap et améliorer la qualité de vie, en réalisant notamment des activités physiques quotidiennes.

Journée mondiale du 19 novembre : connaître les lieux où se tiennent les rencontres de cette Journée en France.