
La Fédération des Mutuelles de France (FMF) appelle à rejoindre la journée intersyndicale du 5 novembre 2026. Elle dénonce une politique gouvernementale de « casse du système de protection sociale solidaire ».
« Le 5 novembre, les mutualistes seront dans la rue. » La Fédération des Mutuelles de France (FMF) appelle à rejoindre la journée de mobilisation intersyndicale du jeudi 5 novembre 2026. Elle se joint ainsi aux protestations du mouvement social pour dénoncer de son côté « la casse du système de protection sociale solidaire » dans un communiqué de presse diffusé le 29 octobre.
Effets délétères
La fédération mutualiste s’insurge contre les choix du gouvernement en matière de santé. Et leurs effets délétères sur les citoyens. « Hausse des franchises, déremboursements de soins, transferts de dépenses de l’Assurance maladie vers les mutuelles : chaque économie affichée par le gouvernement se traduit en réalité par un reste à charge plus lourd pour les patients. Et par une hausse devenue insupportable des cotisations. »
Selon la FMF, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 ne fait que prolonger cette orientation. « Les projets de budget de l’Etat et de la Sécurité sociale pour 2027 aggravent encore le recul des solidarités en matière de protection sociale, de santé et de services publics. Et une fois encore, ce sont les salariés, les privés d’emploi, les retraités, les malades et la jeunesse qui paient la note. »
Inégalités sociales et de santé
Au-delà des mesures budgétaires, la fédération s’insurge contre une logique de fond, qui remet en cause les principes mêmes de notre système de protection sociale. « Ce que ces budgets dessinent, c’est une protection sociale qui dépendrait des moyens de chacun plutôt que de ses besoins. Au prix d’inégalités sociales et de santé toujours plus profondes. »
Mobilisation de la jeunesse
Les Mutuelles de France saluent par ailleurs l’engagement des plus jeunes et rejoignent le mouvement à leurs côtés. « La mobilisation des lycéens et des étudiants ces dernières semaines est légitime. Elles et ils doivent être entendus et leur droit de manifester pleinement garanti. Avec les travailleuses et les travailleurs, la jeunesse pose des questions politiques qui appellent des réponses politiques et non répressives. »
























