Votez pour eux, votez pour vous !

Rencontre avec Martine Adler, déléguée mutualiste depuis six ans, qui nous explique son engagement.

Depuis le 20  janvier et jusqu’au 3  mars prochain, les adhérents de la Mutuelle Familiale peuvent voter pour élire leurs délégués. Les modalités de cette élection (par courrier ou par Internet) sont expliquées ci-dessous.
Martine Adler, soixante-sept ans, est candidate à un troisième mandat. Cette dynamique Parisienne n’ignore pas que beaucoup d’adhérents hésitent à voter ou oublient de le faire.
« Je le sais, car j’étais comme eux : je ne votais pas ! lance-t-elle sans langue de bois. J’ai longtemps pensé que cela ne me concernait pas. Quelle erreur ! Ce sont les bulletins de chacun qui nous donnent notre légitimité. »
Les 168 délégués qui seront bientôt élus pour trois ans sont tous des adhérents de la mutuelle et tous bénévoles. Ils composent l’assemblée générale, élisent les membres du conseil d’administration, statuent sur les comptes annuels, l’évolution des garanties ou encore la création de nouveaux services…
« Etre délégué, c’est représenter les adhérents dans toutes leurs diversités, souligne la candidate. Cela signifie donc débattre et valider des décisions en fonction de l’intérêt commun. »  

Une femme curieuse et engagée

Aujourd’hui retraitée, Martine Adler a longtemps exercé le métier de psychologue du travail dans des entreprises et des associations. Dans son histoire personnelle, être couvert par une mutuelle est toujours allé de soi. « Comme mes parents et grands-parents avant moi, j’avais une mutuelle, mais je ne me sentais pas “ mutualiste ”. J’ignorais qu’il existait un secteur privé, concurrent, n’ayant pas du tout la même vision généreuse et solidaire de la santé. »
Une fois à la retraite, Martine Adler se découvre du temps libre et, étant d’une nature curieuse, commence à s’intéresser plus qu’avant à l’actualité de la santé, à lire davantage la presse, et notamment Viva.
« Jusqu’alors, je le feuilletais en m’arrêtant aux articles susceptibles de m’intéresser. En y prêtant plus d’attention, j’ai découvert l’existence des délégués, une fonction dont j’ignorais tout, mais qui m’a interpellée. » Sa soif de connaissances la décide à postuler pour un premier mandat il y a maintenant un peu plus de six ans. « J’ai débarqué dans les assemblées générales naïvement, ne connaissant rien au Code de la mutualité, au fonctionnement interne… » Martine Adler a depuis affûté ses connaissances et a même, dans ce but, suivi trois formations spécifiques.

Un vote, un soutien

Si Martine Adler se représente pour un nouveau mandat, c’est d’une part que cela l’intéresse à titre personnel, mais aussi parce qu’elle veut défendre l’approche mutualiste.
« Bon nombre d’adhérents ne voient leur mutuelle que comme un organisme de “ complémentaire ” santé. Or c’est bien plus que cela, puisque son fonctionnement repose sur des valeurs de solidarité, qu’elle s’implique dans la prévention, l’éducation. »
Martine Adler est convaincue que la santé ne doit en aucun cas faire l’objet d’enjeux financiers au détriment des assurés ou de la collectivité.
« Voter, c’est défendre une vision non mercantile de la santé, bien loin de celle des compagnies d’assurances. La pérennité mutualiste est menacée par une approche marketing de la santé. Un vote, c’est un soutien. »