L’université portugaise privée du Var contourne le sacro-saint numerus clausus

Comment contourner le numerus clausus en France ? En créant une université portugaise ! C’est l’idée de Bruno Ravaz qui a fondé dans le Var sa faculté Fernando-Pessoa parrainée par Boris Cyrulnik. [fn]Située à la Garde, près de Toulon.[/fn] Ouvert depuis le 12 novembre, l’établissement propose un enseignement dans trois filières : odontologie, pharmacie et orthophonie. Il permet aux étudiants de contourner le numerus clausus en délivrant des diplômes portugais valables en Europe. « L’UFP apporte dans le Var des cursus inexistants », défend Bruno Ravaz.

Mais cette initiative n’est pas du goût de la ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, qui a saisi la justice afin qu’elle examine une éventuelle « utilisation abusive » du mot université.

Début décembre, l’Ordre national des chirurgiens-dentistes s’était alarmé dans un communiqué de l’implantation de cette faculté en France. L’Ordre s’interroge également sur les « conditions de la formation, notamment dans sa partie clinique ».

Petit détail : Les frais de scolarité de l’université Fernando-Pessoa, pour les étudiants inscrits cette année, s’élèvent à 9 500 euros pour les filières pharmacie et odontologie et 7 500 euros pour l’orthophonie.