Les vapoteurs savent désormais ce qui les attend. Les Etats membres de l’union européenne ont entériné le 18 décembre l’accord trouvé avec le Parlement européen pour encadrer le marché de la cigarette électronique.

Ainsi les Européens n’ont pas réellement tranché sur les modalités de vente des e-cigarettes. Chaque pays aura le choix : les Etats membres qui les assimilent déjà à un médicament pourront continuer à le faire et vendre ce type de cigarette en pharmacie. Mais ce monopole n’étant pas imposé, ceux qui le souhaitent pourront également décider de laisser les boutiques spécialisées se développer, ce qui revient à considérer ces e-cigarettes comme des produits de consommation courante.

Toutefois, les fabricants devront se soumettre à une procédure de demande d’autorisation de mise sur le marché. Autre point : la vente restera interdite aux mineurs. Quant au plafond de la concentration de nicotine dans les recharges, il sera limité à 20 mg par ml, comme le demandait le Parlement européen. La capacité des cartouches sera limitée à 2 ml.

Concernant les éventuels risques pour la santé des cigarettes électroniques, la Commission européenne devra présenter un rapport deux ans après l’adoption du texte.

Concernant les mesures générales visant à réduire le tabagisme, lequel tue près de 700 000 personnes chaque année au sein de l’Union européenne, l’accord impose de porter à 65 % de la surface des paquets de cigarettes traditionnelles, les messages d’avertissements sanitaires. Actuellement en France, les images chocs représentant des poumons nécrosés ou des dents atrophiées représentent la moitié du dos du paquet. Le texte interdit également les cigarettes aromatiques (vanille, fruits) à partir de 2016, les mentholées seulement en 2020.

Cet accord doit cependant encore recevoir le feu vert final du Parlement européen et l’aval des Etats membres. Dès que la directive sera adoptée, les Etats auront un délai de deux ans pour la transposer dans leur législation nationale.