Par l’intermédiaire d’Ipsos, Viva et la Fédération des Mutuelles de France ont posé la question suivante aux Français : « Qu’attendez-vous aujourd’hui d’une mutuelle ? »

Sans mutuelle, impossible à l’heure actuelle de se soigner correctement. Les Français le savent bien. L’assurance-maladie ne rembourse plus, en moyenne, que 55 % des frais de santé. Pour assumer les frais liés à l’optique, aux soins dentaires et aux consultations en médecine de ville, se mutualiser est donc un impératif. Mais cela a un coût élevé… Trop, pour de plus en plus de Français, qui doivent renoncer à leur mutuelle et, par là même, aux soins de santé.

Par l’intermédiaire d’Ipsos, Viva et la Fédération des Mutuelles de France leur ont posé la question suivante : « Qu’attendez-vous aujourd’hui d’une mutuelle ? » Les deux réponses qui arrivent en tête traduisent clairement les inquiétudes des Français face à l’avenir et aux difficultés économiques actuelles, qui risquent encore de s’amplifier sous l’impact de la crise. Un Français sur quatre souhaite en effet que sa mutuelle « rembourse mieux qu’elle ne le fait aujourd’hui », et qu’elle « fonctionne suivant le principe que chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » (20,7 %)…

Alors que faire pour leur permettre à tous d’avoir accès aux soins, et à des soins de qualité ? Comment imaginer une mutuelle accessible à tous et qui ne laisserait personne sur le bord de la route ? Les Mutuelles de France et Viva ont posé la question à plusieurs personnalités du monde politique, mutualiste et médico-social.
Retrouvez leur analyse, leurs propositions et leur expertise sur le site www.unemutuellepourtous.com

Les Français veulent pouvoir choisir
Si les Français sont favorables aux aides à la mutualisation, comme celles qui permettent aux salariés de bénéficier d’une prise en charge de leur mutuelle par leur employeur à hauteur de 50 %, ils veulent, en revanche, être libres de pouvoir choisir leur mutuelle. 56,3 % d’entre eux se déclarent, en effet, défavorables à une mutuelle imposée par leur employeur. Ce chiffre monte même à 64,7 % chez les 35-44 ans et jusqu’à 69,6 % chez les professions libérales. Les salariés veulent donc pouvoir choisir.

Sondage Ipsos/Viva magazine (septembre 2013).

 

Jean-Paul Benoit
président de la Fédération des mutuelles de France (Fmf)

« La complémentaire solidaire, c’est la mutualité. Seules les mutuelles peuvent garantir l’absence totale d’exclusion et de sélection. C’est pour cela que nous lançons
la campagne “ Une mutuelle pour tous ”… »

Etienne Caniard
président de la Fédération nationale de la mutualité française (Fnmf)

« Une mutuelle pour tous, c’est non seulement une bonne idée, mais c’est indispensable […]. C’est regrettable, c’est un constat d’échec, mais, aujourd’hui, la Sécurité sociale ne suffit plus… »

Vanessa Favaro
présidente de La mutuelle des étudiants (Lmde)

« La généralisation de la complémentaire santé est l’aboutissement d’un phénomène à l’œuvre depuis des années de désengagement de l’Etat, de recul de la solidarité nationale… »