A Massy, la bactérie n’est pas responsable des décès

L’Institut national de veille sanitaire (InVS) a démenti une information publiée ce matin dans le Parisien. Ce dernier révélait qu’une souche ultra-résistante de la bactérie Klebsiella pneumoniae avait infecté 18 patients et provoqué trois décès dans la clinique Jacques-Cartier de Massy (Essonne) cet été.

Interrogé par l’AFP, Bruno Coignard, responsable de l’unité Infections liées aux soins et résistance aux antibiotiques de l’InVS, a souligné que les personnes décédées à l’hôpital – qui étaient au nombre de cinq et non trois comme indiqué par le quotidien – étaient « porteuses de la bactérie mais non infectées », et qu’elles étaient mortes de la pathologie dont elles souffraient, et non « à cause de la bactérie ».

« La bactérie n’a fait aucun mort», a confirmé à l’AFP le Dr Gilles Antoniotti, coordonnateur des risques infectieux pour le groupe Générale de Santé, auquel appartient l’hôpital de Massy. Il a précisé que les « pronostics vitaux (des patients décédés) étaient déjà engagés ».

Les cas de bactéries multi ou ultra résistantes aux antibiotiques se font malgré tout plus fréquents depuis quelques années et pas seulement en France. Ces résistances sont inquiétantes car elles limitent l’éventail des produits efficaces en cas d’infection. Elles résultent d’une utilisation massive et pas toujours justifiée des antibiotiques.

L’an dernier, The Lancet avait publié une étude montrant l’apparition, en Inde, au Pakistan et au Royaume Uni, de bactéries porteuses d’un nouveau gène NDM-1 et résistantes à la quasi totalité des antibiotiques.

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