De belles dents blanches, tout le monde en rêve, et les patients des cabinets dentaires mutualistes n’échappent pas à cet engouement ! Eric Lopez, chirurgien-dentiste à l’Union de gestion des réalisations mutualistes (Ugrm), à Toulouse, est souvent sollicité pour le blanchiment des dents. Formé à ces techniques, il tient à alerter les patients sur le danger des produits vendus sur Internet ou dans le commerce : « Attention aux “bars à sourire”, centres où le blanchiment est pratiqué par un personnel non médical, sans surveillance professionnelle, et avec des produits inconnus. Certains se révèlent, au mieux, inefficaces – car leur concentration est insuffisante –, au pire, dangereux, car ils brûlent les gencives. A l’Ugrm, j’effectue d’abord un bilan bucco-dentaire pour m’assurer que les obturations des dents sont bien étanches et qu’il n’y a pas de contre-indications (caries, dents dévitalisées, émail fragile, irritations gingivales…). » Il n’hésite pas à déconseiller l’opération, inappropriée dans certains cas, et à proposer d’autres solutions. Il parle d’ailleurs d’éclaircissement plutôt que de blanchiment, car avec une concentration de produit de 40 % – ce que pratiquent la plupart des dentistes –, on gagnera deux teintes au maximum. L’effet est quand même satisfaisant ! Il procède en une seule fois (une heure et demie environ). Les effets sont immédiats, en général, et peuvent durer quelques années ; tout dépend des habitudes alimentaires du patient, s’il fume, etc. Non remboursé par l’assurance- maladie ni par les mutuelles, le blanchiment est facturé entre 200 et 400 euros par l’Ugrm.