Jeudi 23 janvier, les députés ont adopté un projet de loi encadrant le développement de la téléphonie mobile et des technologies sans fil et l’exposition aux ondes électromagnétiques.

Un texte a minima pour les associations de défense des utilisateurs de portables et de riverains d’antennes relais, puisque tous les amendements visant à le renforcer (abaissement des seuils d’exposition à 0,6 volt par mètre contre 41 à 61 aujourd’hui…) ont été rejetés mais qui marque néanmoins, selon leur communiqué, « une étape symbolique pour la reconnaissance de l’électrohypersensibilité ».

Le projet demande, en effet, que des réponses soient apportées aux personnes électrohypersensibles aux ondes qui vivent un vrai calvaire et particulièrement, « l’opportunité de créer des zones à rayonnements eléctromagnétiques limités, notamment en milieu urbain, les conditions de prise en compte de l’électrohypersensibilité en milieu professionnel et l’efficacité des dispositifs d’isolement aux ondes ».

Autre petite avancée, la proposition de loi envisage d’interdire la Wi Fi dans tous les lieux (écoles, crèches, garderies, etc.) où sont accueillis des enfants de moins de 6 ans. On sait que leur organisme en plein développement peut-être particulièrement vulnérables aux ondes.

En ce qui concerne les téléphones portables, une campagne sur son « bon usage » devrait être lancée. L’interdiction de la publicité pour promouvoir la vente et l’utilisation de mobiles et de tablettes chez les moins de 14 ans est également réclamée.

La loi suggère aussi de mettre un peu d’ordre dans les procédures d’implantation des antennes relais, jusque là très opaques, « afin d’assurer davantage d’information, d’échanges et de concertation » avec la population locale.

Enfin, l’évaluation des risques liés à la téléphonie sans fil sera confiée à l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Dans un rapport publié l’année dernière, cette dernière jouait la prudence en conseillant de limiter l’exposition aux téléphones portables des enfants et des utilisateurs intensifs sans pour autant conclure à un « risque sanitaire avéré ».

En 2011, l’Organisation mondiale de la santé a classé les ondes électromagnétiques des radiofréquences « cancérigènes possibles ».