Une trentaine d’élus de la majorité ont lancé, dans le Journal du dimanche, un appel pour que la Sécurité Sociale reconnaisse le burn out (épuisement professionel) comme une maladie professionnelle.  Environ 3,2 millions d’actifs risquent un épuisement nerveux au travail.  Une initiative indispensable pour que le stress au travail « soit à la charge de ceux qui en sont responsables, c’est-à-dire les employeurs », estiment les signataires. Aujourd’hui, le congé maladie ou le temps partiel thérapeutique sont supportés par le régime général de la Sécu et pèsent pour plus de 1 milliard d’euros dans ses comptes. «Basculer» le remboursement sur la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP), financée par les cotisations patronales, mettrait fin, selon les signataires de l’appel, à «une situation inéquitable».