Dans une lettre adressée aux commissaires européens à l’Industrie et aux Affaires sociales, neuf associations patronales de l’Union européenne ont déclaré qu’elles s’opposaient à une législation européenne sur les troubles musculosquelettiques (Tms) liés au travail.

La raison ? Une éventuelle directive serait une charge trop importante pour les entreprises car, estiment les employeurs, elle coûterait 3,7 milliards d’euros par an, essentiellement pour les Pme.

L’European Trade Union Institute (Etui) qui rapporte ce courrier sur son site souligne que ce courrier “ne mentionne pas le fait largement reconnu que le coût humain et économique des Tms est très supérieur aux coûts supposés d’une meilleure prévention”. Et les coûts de ces Tms sont alors en fait payés par le système de santé et, en France, par la Sécurité sociale.

Les troubles musculo-squelettiques sont en effet la première cause d’absence, d’arrêt de travail et sont responsables de 60 % des incapacités de travail permanente… au point de coûter de 2,6 et 3,8 % du produit national brut des pays de l’Union. Plus de 40 % des travailleurs des pays de l’Union se plaignent de douleurs au dos, dans les épaules, la nuque et les membres supérieurs.

En fait, s’il y a bien un projet de directive sur les Tms, il est dans les circuits de discussion depuis… plus de dix ans.