Trois personnes atteintes d’une myofasciite à macrophages qu’elles associent à la présence d’aluminium dans les vaccins, ont porté plainte jeudi 11 juillet. Leur maladie, décrite dans The Lancet par le Pr Romain Ghérardi, directeur de recherche à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, se caractérise par un épuisement chronique et des douleurs musculaires et articulaires diffuses, des troubles de la concentration et du sommeil.

Selon lui (voir article ci-dessous), ces symptômes pourraient être liés à la présence d’adjuvants aluminiques dans les vaccins destinés à les rendre plus efficaces. Chez une majorité de personnes, ces particules d’aluminium sont éliminées de l’organisme rapidement mais chez certaines, elles restent et s’accumulent jusqu’à migrer dans le cerveau au risque de devenir neurotoxique.

« Il existe sûrement une prédisposition génétique », estime Romain Ghérardi. A sa demande et celle de l’association E3M, qui regroupe des victimes de la myofasciite à macrophages, en décembre 2012, le ministère de la Santé a décidé de financer des recherches sur le lien entre ce trouble et les vaccins contenant de l’aluminium.

En attendant, l’association demande que le seul vaccin sans adjuvant aluminique, le DTPolio, soit remis sur le marché. Commercialisé  pendant plus de trente ans par Sanofi, sa distribution a été suspendue le 12 juin 2008 suite au signalement de 23 effets indésirables graves déclarés entre janvier et mai 2008 qui pourraient être attribués, selon l’Agence du médicament, à un lot.

Plus de 600 patients ayant une mmyofasciite à macrophages sont actuellement diagnostiqués. Un chiffre sous-évalué selon E3M  dont  plusieurs membres ont entamé une grève de la faim  le 5 juin dernier devant le ministère de la Santé. Une pétition circule aussi sur internet : www.change.org/VaccinsSansAluminium

 

Thomas, 32 ans, a été vacciné avec le Repevax (dTP + coqueluche) contenant de l’aluminium :

« J’ai été vacciné en octobre 2009 et les premières douleurs ont commencé en janvier 2010. Il s’agissait de douleurs de type brûlures dans les muscles, élancements dans les os et décharges électriques (les plus fortes douleurs, comparables à une sciatique mais dans tous les muscles). Les douleurs se situaient sur le côté droit de la poitrine, les avant-bras, l’épaule gauche (site de l’injection…) ainsi que la cuisse gauche. J’avais également de violents maux de tête. J’ai consulté en tout et pour tout et sur une période de 6 mois 2 généralistes, 3 neurologues et un rhumatologue. Je n’ai pas été cru durant 6 mois, mes douleurs étaient soi-disant inexistantes voire inventées… J’ai fait plusieurs scanners, Doppler, radio… sans jamais comprendre ce qui m’arrivait. Puis, finalement, une des généralistes m’a mis sous lyrica 75 mg 3 fois par jour et les douleurs se sont estompées. Elle a alors conclu à une fibromyalgie. Pour s’assurer qu’il s’agissait d’une myofasciite (2ème hypothèse), un électromyogramme sur tout le corps a été effectué au cabinet de la neurologue puis une biopsie a été effectuée à l’épaule gauche à l’hôpital de la Salpêtrière en juin 2010. La MFM a été confirmée. Je ne fais plus de sport car je ne peux plus. J’ai tous les deux-trois mois des périodes de flambée de mes symptômes et des périodes de rémission. Si je me porte partie civile, c’est que je suis père de deux enfants, que je fais vacciner mais je veux qu’ils puissent bénéficier de vaccins sans ce type de risques ; c’est aussi que je trouve anormal de ne pas être considéré, ni pris au sérieux pour mes symptômes ».

 

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