Comment ça marche ?

Le système de santé suédois est national, mais de plus en plus décentralisé et privatisé, tout au moins dans les grandes villes. Les comtés – équivalents de nos départements – mettent les hôpitaux en concurrence en négociant des contrats d’achats de soins et en leur imposant une tarification à l’activité.

Pour désengorger l’hôpital, soumis à une cure d’austérité, les moyens ont été redéployés vers les centres de santé ambulatoires et les soins infirmiers à domicile. Les infirmiers ayant suivi une formation peuvent prescrire des médicaments, intervenir dans le suivi des maladies chroniques et dans la prévention. La prise en charge des personnes âgées et handicapées, jugée trop coûteuse, a été transférée aux collectivités locales. Idem pour le financement des soins primaires. Le patient choisit librement son médecin parmi ceux agréés par l’autorité régionale et par le système public de santé.

Qui finance ?

L’assurance sociale suédoise est principalement financée par l’impôt, mais aussi par les cotisations sociales des employeurs. Les patients participent également aux frais, lesquels sont assez élevés. La sécurité sociale fonctionne sur le principe des forfaits annuels.

Chaque citoyen paie ses soins et ses médicaments jusqu’à un plafond, à partir duquel ils deviennent gratuits. Pour les visites médicales, il est de 900 couronnes par an (90 euros). Pour les médicaments, de 1800 couronnes (180euros). Les soins sont gratuits pour les moins de 20 ans. Les lunettes et les frais dentaires sont à la charge du patient.

Les points forts

Des sages-femmes au top. La Suède s’est dotée très tôt d’un corps de sages-femmes professionnelles. La mortalité maternelle y est parmi les plus faibles du monde. Les services de maternité sont souvent cités en exemple pour leur tradition d’excellence.

Les points faibles

Des inégalités régionales. Les disparités entre les régions sont importantes dans l’accès aux soins. Le niveau de participation des patients aux consultations des généralistes et des spécialistes varie selon les régions.

Des hôpitaux bradés au privé. Les listes d’attente dans les hôpitaux s’allongent. Des services d’urgences ont été supprimés, au grand dam de la population. En 2007, une loi a autorisé la vente de tous les hôpitaux publics – par services ou entiers. Cette loi a également permis aux patients qui disposent d’une assurance privée d’accéder aux hôpitaux publics par «la voie rapide»!

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