Les sucres cachés et rajoutés par l’industrie alimentaire sont nocifs pour la santé, rappelle l’Oms, qui préconise d’en limiter la consommation à moins de 10 % de la ration énergétique par jour.

L’Organisation mondiale de la santé (Oms) déclare la guerre aux sucres cachés et préconise d’en limiter la consommation à moins de 10 % de la ration énergétique journalière, voire à 5 % dans la mesure du possible. 10 % représentent 50 grammes de sucre, soit 12 cuillères à café environ.

Objectifs ?

Limiter l’obésité et lutter contre les caries dentaires, car « si l’on prend un bol de céréales le matin, une cannette de boisson sucrée et un yaourt sucré, on a déjà dépassé cette limite », expliquent les chercheurs de l’Oms.

Où se trouvent les sucres cachés ? Pas seulement dans les bonbons, mais aussi dans les céréales, les boissons sucrées, les sodas, les barres chocolatées, le ketchup…

L’Oms note qu’il existe aussi les sucres rajoutés aux produits alimentaires par l’industrie, ainsi que les sucres présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les concentrés de fruits. En revanche, ne sont pas concernés les sucres contenus dans les fruits et légumes frais et dans le lait, ni les sucres artificiels, tels que l’aspartame.

Quelles recommandations ?

Il est vivement conseillé aux consommateurs de vérifier l’étiquetage des aliments et les informations nutritionnelles, la réglementation de la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées à forte teneur en sucres libres, et les politiques fiscales ciblant les aliments riches en sucres libres.

L’Oms rappelle, dans une étude publiée à la mi-janvier, que le diabète, le cancer ou les maladies cardiaques sont à l’origine de 16 millions de décès prématurés chaque année dans le monde.

Certaines de ces maladies sont provoquées par une mauvaise hygiène de vie, comme l’abus d’alcool, le tabac, ou une mauvaise alimentation, trop riche en graisses ou en sucres.