« Examiner le harcèlement sexiste dont sont victimes les femmes dans l’espace public, en particulier dans les transports en commun, et formuler des recommandations pour le faire reculer » : c’est ce que demande Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes.

Une main baladeuse au hasard d’un trajet en métro, des insultes dans la rue, toutes les femmes ou presque ont vécu ces désagréments. En octobre 2014, l’association Osez le féminisme avait déjà lancé une campagne pour « se réapproprier le métro » en appelant les régies de transports des grandes villes à mettre en place un « plan de prévention et de lutte contre les violences sexuelles dans le métro ».

A son tour, le ministère des Droits des femmes demande à « Examiner le harcèlement sexiste dont sont victimes les femmes dans l’espace public, en particulier dans les transports en commun, et formuler des recommandations pour le faire reculer. »

« Le harcèlement sexiste auquel les femmes doivent faire face dans l’espace public et qui empoisonne leur quotidien est inacceptable », rappellent Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes.

Elles ajoutent : « L’espace public appartient à toutes et tous. Les femmes doivent pouvoir circuler et occuper librement les lieux publics sans être mises en danger ou menacées de l’être. »

Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes est saisi

Une requête est donc effectuée auprès du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, qui devra rendre ses recommandations dès le mois de mars 2015, afin d’alimenter les réflexions du groupe de travail sur les violences faites aux femmes dans les transports. Ce groupe de travail est notamment composé du ministère de l’Intérieur, des secrétariats d’Etat chargés des Droits des femmes et des Transports, de la Sncf, de la Ratp, de l’Union des transports publics et ferroviaires et du Groupement des autorités responsables de transports.

Ce travail de lutte contre le harcèlement sexiste dans les transports a été confié à la commission Violences de genre du HCEfh, présidée par Elisabeth Moiron-Braud, secrétaire générale de la Mipof, et Ernestine Ronai, coordinatrice nationale « violences faites aux femmes » de la Mipof, qui pourra compter sur l’expertise de ses membres et des personnes extérieures auditionnées.
Un avis devrait pouvoir être rendu public début avril, après son adoption en assemblée plénière.

La lettre de saisine en date du 28 janvier 2015 est consultable sur le site du HCEfh.