Les inégalités diminuent… Selon l’Insee, le taux de pauvreté recule, passant de 14,3 à 14 % de la population. C’est la première fois depuis le début de la crise que le niveau de vie augmente pour les plus pauvres.

Le niveau de vie augmente de façon marquée selon l’Insee pour les 10 % les plus pauvres et il augmente légèrement pour les 30 % les moins riches. La raison, c’est que ceux qui travaillent ont fait plus d’heures et donc augmenté leurs revenus. Lles prestations sociales commes le Rsa et les allocations logements ont également augmenté.

Mais si les plus pauvres le sont un peu moins, ce sont surtout les plus riches qui voient eux leur revenu disponible baisser. Pas obligatoirement leur salaire, mais les revenus de leur patrimoine et notamment financier, car les entreprises ont versé moins de dividendes, devançant une hausse de la fiscalité.

Et puis les ménages les plus aisés ont tout simplement payé plus d’impôts, car une nouvelle tranche a été créée et l’effet du quotient familial, plafonné. Résultat, la réduction des inégalités amorcée en 2012 s’accentue désormais.

Le revenu médian de la population s’élèverait à 20 000 euros annuels. Les 10 % des personnes les plus modestes ont un revenu inférieur à 10 730 euros. Les 10 % les plus aisées ont un revenu supérieur à 37 200 euros, soit 3,5 fois plus. Le seuil de pauvreté, qui correspond à 60 % du revenu médian de la population, s’établit à 1 000 euros mensuels. La pauvreté concerne 8,6 millions de personnes, soit 14,0 % de la population. Cette proportion diminue légèrement en 2013 (– 0,3 point) et l’intensité de la pauvreté baisse. En outre, les inégalités de niveaux de vie entre les plus modestes et les plus aisés se réduisent plus nettement sous l’effet d’un repli des revenus financiers. C’est parmi les chômeurs et les adultes de moins de 30 ans que la pauvreté recule le plus.