Les « salles de shoot », destinées aux toxicomanes majeurs précarisés seront expérimentées dans plusieurs villes de France pendant six ans. Elles devraient permettre de réduite le nombre d’infections (Vih, hépatite C) liées à l’injection de drogues.

Les députés ont voté finalement l’expérimentation prochaine des salles de consommation de drogues, dites « salles de shoot », dans plusieurs villes de France. Le but est de faire baisser le nombre d’infections liées à l’injection de drogues (Vih, hépatite C) et de permettre aux toxicomanes de se mettre en relation avec le corps médical, s’ils le souhaitent.

Ces salles sont déjà expérimentées en Suisse (il y a trente ans), en Allemagne au Canada. En France, elles seront à l’essai à Paris, Strasbourg, Bordeaux… et gérées par des professionnels des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques chez les usagers de drogues (Caarud).

La droite s’est toujours opposée de façon virulente à l’ouverture de ses salles, prônant plutôt l’abstinence ou le sevrage.

Ces lieux deviennent donc légaux et les toxicomanes y consommant des stupéfiants ne pourront être poursuivispour usage et détention illicite. De leur côté, les professionnels intervenant dans ces salles ne pourront pas être poursuivis pour complicité d’usage illicite de stupéfiants.