A quoi rêvent les jeunes entrepreneurs solidaires ?

« Une partie importante des salariés de l’économie sociale et solidaire va partir à la retraite dans les dix ans. Le secteur a besoin d’embaucher, d’avoir des militants, sinon il s’éteint », s’inquiétait dans nos colonnes Hugues Sibille, le président de l’Avise (Agence de valorisation des initiatives socio-économiques), il y a quelques mois. Conscient de la situation, le ministère des Solidarités, jusqu’à récemment sous la tutelle de Roselyne Bachelot, avait d’ailleurs beaucoup misé sur les jeunes pour renouveler le secteur (nous vous en parlions notamment ici).

Parce que l’économie sociale est un vaste domaine, qui regroupe des modèles et des mentalités variés, nous sommes allés à la rencontre de jeunes entrepreneurs ou futurs entrepreneurs solidaires, qui nous expliquent leurs ambitions.

D’un côté, Mathieu Bostyn entend faire plier la grande distribution et les logiques ultra-libérales en développant les commerces de proximité :

D’un autre, Lisa Barutel et Grégoire Delamare ont choisi d’intégrer l’une des plus prestigieuses écoles de commerce du pays, l’Essec, pour, plus tard, se lancer dans l’entrepreneuriat social :

Deux profils, deux visions de l’économie, qui ont tous deux à cœur d’en finir avec les démarches purement mercantiles et de replacer l’homme au centre des échanges.