Prothèses Pip : des femmes privées d'indemnités

C’est un nouveau rebondissement dans l’affaire des prothèses Pip. Alors que le procès contre Jean-Claude Mas, fondateur de la société de prothèses mammaires Pip, et de ses quatre anciens salariés pour « tromperie aggravée » s’ouvrira le 17 avril à Marseille, la juge d’instruction en charge du dossier, Annaïck Le Goff, a jugé irrecevable les plaintes de milliers de patientes s’étant fait retirer leurs implants à titre préventif.

 Autrement dit, les femmes qui se font fait opérer par peur de porter des prothèses défectueuses, comme le préconisait, au moment où laffaire a éclaté au grand jour, le ministre de la Santé Xavier Bertrand, ne pourront pas être indemnisées. 2000 femmes pourraient être concernées par cette décision. Depuis mars 2010, 14 327 femmes ont subi une intervention chirurgicale pour retirer leurs prothèses mammaires Pip, dont 10 042 à titre préventif.

Selon la radio RTL, la juge d’instruction estime que « ces femmes n’ont pas été victimes de blessures et ne souffrent d’aucune séquelle ».

Les avocats des victimes ont immédiatement fait appel de cette décision pour que toutes les femmes porteuses d’implants Pip soient incluses dans la procédure d’indemnisation dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en décembre 2011 pour « blessures involontaires » par le parquet de Marseille.