Chaque année, 2 500 patients sont touchés par une infection nosocomiale dans le mois qui suit l’implantation d’une prothèse de la hanche. Cette complication rare est « une urgence médico-chirurgicale qui doit être traitée rapidement pour préserver le fonctionnement de l’articulation », alerte la Haute Autorité de santé (Has).

L’infection peut provoquer des douleurs et une limitation de la fonction articulaire chez le patient et peut entraîner une hospitalisation de plusieurs semaines, une intervention chirurgicale et des soins prolongés.

En 2012, 220 934 prothèses de hanche et de genou ont été posées. La Hasi encourage les patients et leur entourage à être vigilants quant aux signaux d’alerte : problèmes de cicatrisation (inflammation locale, écoulement, même non purulent), réapparition ou aggravation de la douleur locale après l’opération, dégradation des fonctions du membre concerné, épanchement douloureux du genou, fièvre, frissons, etc.

Elle publiera un guide d’information à leur intention dans les semaines qui viennent.

Pour éviter des séquelles importantes et chroniques, la Has recommande que l’équipe qui a posé la prothèse prenne de nouveau en charge le patient et comprenne au moins un chirurgien orthopédiste, un médecin infectiologue et un microbiologiste.

En cas de symptômes évocateurs ou de doute, une ponction doit être réalisée dans l’articulation. Le traitement repose sur une synovectomie associés à des prélèvements microbiologiques multiples et à un traitement antibiotique. Il peut nécessiter le changement de la prothèse.