Le débat sur l’euthanasie dite « active », permettant à des malades incurables en fin de vie de bénéficier d’une aide pour mettre fin dignement à leur vie n’aura pas vraiment eu lieu.

Les sénateurs – qui avait pourtant lancé le débat et accepté une proposition de loi en ce sens – l’ont clos rapidement la nuit dernière après l’adoption en commission d’amendements vidant la proposition de tout contenu. Avec notamment la suppression de l’article 1 qui permettait aux patients en fin de vie atteints d’une maladie incurable de demander « une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur ».

Le premier ministre, François Fillon avait fait savoir son opposition à la proposition de loi. Ce qui explique sans doute le revirement de certains sénateurs membres de la commission des Affaires sociales.

Dans un communiqué, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (Admd) déclare que « comme aux pires heures des avortements clandestins, le gouvernement pousse les Français qui n’en peuvent plus de souffrir à se cacher pour mourir dans des conditions parfois extrêmement brutales, toujours clandestines, ou bien à s’exiler, tels des parias, dans des pays plus humains » s’ils en ont les moyens financiers.

L’aide active à mourir est en effet légale dans plusieurs pays d’Europe dont la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et le Luxembourg.

Les débats au Sénat :

www.senat.fr

Le communiqué de l’Admd :

www.admd.net

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