Lunettes, vitamines, tests de grossesse, certains produits de santé se vendent désormais en grande surface ou sur Internet. Comment s’y retrouver pour le consommateur ? La direction générale de la consommation et de la répression des fraudes veille.

Les pratiques de consommation changent. L’offre de produits de santé s’est élargie. Nous pouvons acheter moins cher des lunettes sur Internet, le produit pour les lentilles ou les tests de grossese en grande surface. Mais qu’est-ce qui garantit la qualité et la sécurité des produits ?

La Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (Dgccrf) effectue des contrôles dans tous les domaines de la consommation, en magasin, dans les entreprises et aussi sur Internet. En 2014, 589 000 vérifications ont été effectuées, 126 000 établissements contrôlés.

Le nombre de contrôles sur les sites Web a, lui, augmenté par rapport à 2013 pour atteindre 10 300 l’an dernier. Mais il reste faible au regard de la généralisation des achats sur Internet.

Les services de la répression des fraudes ont émis des alertes sur

des jouets : sur 826 jouets analysés, 291 ont été déclarés dangereux,retirés du marché et détruits ;

des détecteurs de fumée, en deux ans 110 000 détecteurs ont été retirés ;

des compléments alimentaires non conformes, ils ont également détruit des produits cosmétiques qui contenaient du mercure.

La Dgccrf rappelle que l’information auprès du consommateur est primordiale. La loi Consommation le protège de plus en plus.

« Nous sommes très attentifs aux publics vulnérables comme les personnes âgées », explique Carole Delga, la secrétaire d’Etat au Commerce et à la Consommation. « Par exemple, pour les maisons de retraite, la loi Consommation stipule que l’établissement doit vous facturer uniquement les jours effectués avant le départ de la personne et non pas le mois entier s’il n’y a pas lieu. »

Concernant le matériel dans le domaine de la perte d’autonomie, comme les fauteuils roulants ou les cannes, il y a maintenant obligation d’indiquer clairement le prix et la part de la prise en charge. En amont, le devis doit mentionner tous ces détails.

Sur les denrées alimentaires, plus d’information doit être fournie pour les personnes allergiques avec la mention des allergène sur l’emballage.

Pour tous renseignement ou pour signaler un problème :

Info service consommation : 3939.

Site de la Dgccrf.