Le procès du Mediator, interrompu pendant le confinement dû à la crise sanitaire, a repris, à Paris. Le groupe Servier, a reconnu un « drame considérable » et présenté ses excuses aux patients et aux familles de victimes.

Retour sur le banc des accusés pour les laboratoires Servier, après deux mois et demi d’interruption en raison de la crise du coronavirus. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir caché aux autorités sanitaires, les dangereux effets secondaires du Médiator. Cet antidiabétique, utilisé comme coupe-faim a provoqué de graves maladies cardiaques et pulmonaire et causé des centaines de morts. Il a été retiré du marché en 2009.

Le Mediator, un scandale sanitaire sans précedent

De son côté, l’Agence du médicament est elle aussi, mise en cause pour avoir manqué à ses obligations et tardé à suspendre le Médiator, malgré les alertes maintes fois données par les soignants et les malades.

« Un drame considérable »

Les laboratoires Servier en la personne de son président Olivier Laureau, reconnaisent « un drame considérable » et présentent aux « patients et à leurs familles qui ont souffert » leurs « regrets extrêmement sincères et profonds ». « Ce qui est arrivé est à l’inverse de ce qui est notre raison d’être », a précisé le président.

Il faut dire que le géant pharmaceutique est accusé pour « tromperie aggravée », « escroquerie » et « homicides et blessures involontaires ».

Commencé en septembre 2019, le procès du Médiator prendra fin le 6 juillet 2020. Le jugement devrait être rendu en 2021.