Impulsée par Mutuelle Entrain, la grande campagne nationale « Soleil et santé » a largement atteint ses objectifs. Chacune des seize sections régionales y a contribué, parfois à plusieurs reprises, puisqu’une trentaine d’initiatives de sensibilisation aux risques solaires ont eu lieu, en mai et juin derniers.
Des actions de nature très diverse ont été organisées, touchant tous les publics, de la petite enfance aux personnes âgées : exposition d’affiches, débats, conférences animées par un météorologue ou un médecin dermatologue, jeux, quiz, bar à eaux (minérales), café des parents ou encore olympiades. Elles se sont tenues dans des restaurants d’entreprise, des centres de loisirs, mais aussi dans des espaces culturels, sociaux ou sur des lieux de travail.
Plus de 3 000 personnes du monde cheminot ont été touchées par cette campagne, déclinée par les sections en partenariat avec des acteurs locaux : comités d’établissement régionaux (Cer), service médical Sncf, action sociale, direction, etc. Les cheminots actifs ont pu tirer de nombreux enseignements de ces actions. En effet, bon nombre de postes et de métiers du rail sont soumis aux rayonnements du soleil, à l’équipement, par exemple, ou à de fortes chaleurs, dans les postes d’aiguillage, pas toujours climatisés. Les cheminots ne sont pas forcément conscients du risque de déshydratation ou d’endormissement.
Au vu du succès de la campagne « Soleil et santé », la section de Tours s’empare du sujet et apporte son expérience, et même son expertise, dans le cadre d’un partenariat plus large. Elle participe à un groupe de travail créé par la wcommission santé du Cer Centre, aux côtés du Chsct[fn]Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.[/fn], du service médical, de l’action sociale, de la direction régionale, des correspondants sécurité Sncf, etc.
L’objectif est de sensibiliser les cheminots les plus exposés aux intempéries aux conséquences de la chaleur et du froid sur leur santé. « Il y a des précautions élémentaires à prendre, telles que porter des vêtements de protection par grand froid ou boire souvent par forte chaleur… Qu’ils se posent les bonnes questions et modifient éventuellement leur comportement », explique Ghislain Corbion, responsable prévention de la mutuelle. Tout sera étayé par des données scientifiques. A titre d’exemple, travailler par une température inférieure à 5 degrés diminue la dextérité et la vigilance, entraînant ainsi une augmentation des risques d’accidents au travail. A fortiori s’il y a du vent et de l’humidité.