Prévenir l’accident vasculaire cérébral

Chaque année en France, 130 000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral (Avc). Quels sont les différents types d’Avc, les traitements, les symptômes, et les moyens de prévention ?

Chaque année en France, 130 000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral (Avc). Près de 30 000 en meurent dans le mois qui suit, et, parmi les survivants, trois sur quatre vont garder un handicap. Quels sont les différents types d’Avc, les traitements, les symptômes, et les moyens de prévention ? Une conférence-débat, organisée le 8  avril dans les locaux des magasins du Printemps à Paris par la Mutuelle Familiale, la médecine du travail de l’entreprise et l’hôpital mutualiste Saint-Jean de Gennevilliers, a fait le point sur ce fléau.

L’Avc est une urgence vitale qui doit être prise en charge le plus rapidement possible, idéalement dans des unités neuro-vasculaires. Celles-ci se sont développées en France, passant de 33 en 2007 à 116 en 2012. L’Ile-de-France est plutôt bien pourvue avec 19 unités, a indiqué le Dr Philippe Garrigues, devant un auditoire attentif constitué de salariés des magasins et d’adhérents de la section du Printemps de la Mutuelle Familiale. Médecin interniste à l’hôpital Saint-Jean, il a rappelé que l’Avc touchait les vaisseaux sanguins amenant le sang au cerveau.

« Dans 20 % des cas, il y a rupture d’une artère ou d’un anévrisme et on parle d’Avc hémorragique. Le plus souvent, c’est une artère bouchée par un caillot de sang, et il s’agit d’un Avc ischémique. Celui-ci peut être transitoire, si les signes cliniques disparaissent en moins de vingt-quatre heures, a-t-il expliqué, précisant, en réponse à des questions, la nature des troubles qui doivent alerter la victime et son entourage. Ces accidents ischémiques transitoires sont à prendre très au sérieux. Si les signes persistent au-delà de vingt-quatre heures, l’accident est constitué. »

Peut-on prévenir cette maladie, à l’origine de nombreux décès, handicaps et démences ? Le Dr Garrigues a présenté tous les facteurs de risque : l’hérédité, le seul facteur de risque sur lequel aucune action n’est possible, puis l’hypertension artérielle, le tabac et l’alcool, l’hypercholestérolémie, le diabète, le surpoids, la sédentarité et le stress, contre lesquels on peut intervenir, grâce notamment à une bonne hygiène de vie et une activité physique régulière.