La revue Prescrire ajoute d’autres médicaments à la liste des produits à risques graves

Prescrire, tout à la fois revue médicale indépendante et organisme agréé pour la formation continue et l’évaluation des pratiques professionnelles, demande dans son numéro de janvier le retrait du marché du Buflomédil, un vasodilatateur « sans intérêt thérapeutique démontré » commercialisé depuis une vingtaine d’année et qui présente des effets secondaires indésirables sur le plan neurologique et cardiaque, effets « parfois mortels, en particulier en cas de doses élevées ou inadaptées à l’insuffisance rénale ».

Prescrire souligne que « l’Agence française du médicament (Afssaps) a révélé que plusieurs dizaines de cas d’effets indésirables graves avec ce médicament, dont plusieurs mortels, ont été notifiés entre 2007 et 2009 ». La revue demande « combien de victimes faut-il encore aux firmes concernées ou à l’Afssaps pour décider de retirer ce médicament du marché ? ».

La revue met également en cause deux autres médicaments : le Nimésulide (anti-inflammatoire) commercialisé malgré des hépatites graves, et la Vinflunine (anticancéreux). Ces deux produits ont une balance bénéfices-risques « défavorable ».

La Vinflunine a une « une efficacité clinique très incertaine » et peut entraîner « des troubles hématologiques fréquents, souvent graves, parfois mortels, des troubles intestinaux sévères, des neuropathies ».

Prescrire souligne le prix élevé de ce produit : 2 040 euros hors taxes pour trois semaines de traitement à l’hôpital, alors même que la Commission de la transparence a estimé que la vinflunine « n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu ».