Prenez soin de votre coeur

Sédentarité, stress, diabète, surpoids, obésité et tabagisme sont les premiers facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires. Ces affections tuent 147 000 personnes par an en France et peuvent laisser d’importantes séquelles chez celles qui survivent. La majeure partie d’entre elles peuvent être évitées en cumulant meilleure hygiène alimentaire et activité physique – même modeste, mais régulière –, appropriée au potentiel de chacun.

Infarctus du myocarde

L’infarctus du myocarde est une nécrose d’une partie du muscle cardiaque lorsque cette zone n’est plus irriguée par les artères coronaires.
On dénombre quelque 120 000 infarctus par an en France, causant 40 000 décès. Arrêter le tabac, adopter un régime alimentaire sain et consacrer au moins trente minutes par jour à la marche ou à une activité sportive peuvent considérablement limiter les risques.

Une oppression thoracique prolongée est bien souvent un signe d’infarctus. C’est en général une douleur très intense, qui se prolonge dans le temps (au moins vingt minutes) et peut irradier vers la gorge ou les membres supérieurs. Mais il arrive qu’il n’y ait pas du tout de signe avant-coureur. En cas de symptôme majeur, appeler les secours, arrêter toute activité et, éventuellement, demander à un proche de commencer un massage cardiaque.

Accident vasculaire
cérébral (Avc)

Les Avc sont provoqués par une artère qui se bouche et se rompt. Ils frappent chaque année de 140 000 à 150 000 personnes. Ils peuvent avoir des conséquences redoutables. En effet, mal irrigué, le cerveau subit des dommages, souvent irréversibles.

Une personne sur cinq décède dans le mois qui suit un Avc ; deux sur trois en gardent des séquelles ; une sur trois risque une récidive dans les cinq ans ; une sur quatre ne reprendra jamais d’activité professionnelle et une sur trois deviendra dépendante.

Troisième cause de mortalité en France, l’Avc est aussi la deuxième source de démence, et la première de handicap.
Pour en identifier les symptômes et agir rapidement, voir colonne Psm ci-contre.

Hypertension artérielle

Maladie typique des pays riches, l’hypertension artérielle (Hta) touche en France quelque 10 millions de personnes, soit près d’une sur six. Maladie silencieuse, elle n’est identifiée que dans la moitié des cas. La mesure de la pression se fait chez le médecin (généraliste, cardiologue, médecin du travail). En cas d’automesure chez soi, il est conseillé de multiplier les prises en privilégiant celles qui sont précédées d’un moment de repos, car activité et stress augmentent la pression artérielle.

Thrombose veineuse

La thrombose se caractérise par la constitution de caillots dans les veines profondes de la jambe lorsque le retour veineux s’opère mal (on appelle phlébite ce type de thrombose). Elle expose au risque de migration du caillot dans la veine cave inférieure, puis dans les artères pulmonaires (embolie pulmonaire). En France, la fréquence des thromboses veineuses profondes des membres inférieurs est de l’ordre de 70 000 cas par an. Phlébites et thromboses entraînent des douleurs spontanées ou provoquées à la palpation des jambes. Elles sont facilement diagnostiquées par des échographies-dopplers.

Les maladies et les actes chirurgicaux impliquant des immobilisations prolongées peuvent entraîner des phlébites. C’est pourquoi, dans ce cas, un traitement et des bas de contention sont prescrits.

Merci à la Fédération française de cardiologie.
Site Internet : www.fedecardio.com