Le « peau à peau » est devenu un geste que nombre de mamans réalisent à la maternité, dans les services de néonatalogie. Et pour cause : en plus de favoriser les liens entre la mère et son nouveau-né, le « kangourou care », une méthode venue de Colombie dans les années 1970, réduit le risque d’apnées et de bradycardie, améliore la stabilité du sommeil et la température corporelle chez les nouveau-nés prématurés.

Ce que l’on sait moins, c’est que les bienfaits du « peau à peau » perdurent bien au-delà des premiers mois de vie. Une étude publiée dans la revue Biological Psychiatry montre ainsi des effets positifs chez les enfants âgés de dix ans sur leurs capacités d’apprentissage, leur sommeil et leur réponse au stress.

Des chercheurs israéliens ont ainsi suivi pendant dix ans 150 grands prématurés. La moitié des enfants avaient bénéficié de la méthode « kangourou care » une heure par jour pendant quatorze jours, l’autre moitié, étaient restés en couveuse. Résultats : à 10 ans, les enfants du premier groupe montrent de meilleures capacités cognitives et de réalisation de tâches complexes comme lire ou écrire, des domaines dans lesquels les prématurés montrent souvent des difficultés.

Une découverte qui pourrait encourager les maternités à développer cette méthode.