De nombreux médicaments traînent dans nos armoires à pharmacie avant de finir à la poubelle : comprimés contre les brûlures d’estomac, sirop contre la toux, somnifères… Selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), près d’un médicament remboursé sur deux ne serait pas utilisé.
A l’origine de ce gaspillage : la mauvaise observance des prescriptions, les patients arrêtant leur traitement parce qu’ils se croient guéris ou, au contraire, parce qu’ils ne voient pas d’amélioration.
En cause aussi, le nombre de comprimés par boîte. De fait, la posologie prescrite par le médecin ne correspond pas toujours au conditionnement habituel des médicaments. Pourquoi, dans ce cas, ne pas autoriser le pharmacien à délivrer au patient le nombre de pilules strictement nécessaire à son traitement, comme cela se fait aux Pays-Bas, par exemple ?
Récemment, au Parlement, un amendement a d’ailleurs proposé que ce dernier puisse ouvrir les boîtes et découper les plaquettes de comprimés de manière que le malade reçoive juste ce dont il a besoin. Le coût de cette opération n’a pas été évalué, mais le ministère de la Santé a fait valoir que « dans tous les pays qui pratiquent ces manipulations les médicaments sont plus chers que dans notre pays ».
La solution serait donc d’avoir des conditionnements adaptés aux posologies les plus usuelles. Les labos font valoir que leur taille intègre déjà la durée du traitement et le risque encouru et qu’elle est fixée avec les autorités de santé dans le cadre de l’autorisation de la mise sur le marché. Il existe maintenant des formats trimestriels pour certaines maladies chroniques et ces autorités assurent être vigilantes pour les petits conditionnements. A suivre.

A lire également :