Les femmes qui ont eu leurs premières règles avant l’âge de 10 ans ou après 17 ans auraient un risque accru de maladies cardio-vasculaires et de complications liées à l’hypertension artérielle.

Les femmes qui ont eu leurs premières règles à l’âge de 10 ans ou moins, ou plus tardivement, à l’âge de 17 ans ou plus, auraient un risque accru de maladies cardio-vasculaires et de complications liées à l’hypertension artérielle. C’est ce que révèle une recherche parue dans la revue Circulation et publiée par l’American Heart Association.

Après avoir analysé des données provenant de 1,3 million de femmes de 50 à 64 ans, pendant dix ans, les chercheurs ont découvert que celles qui avaient eu leur premier cycle menstruel à l’âge de 13 ans avait le moins de risque d’avoir des maladies cardio-vasculaires.

Au contraire, le groupe des femmes qui avaient eu leurs premières règles plus tôt, à l’âge de 10 ans ou moins, ou tardivement, à 17 ans ou plus, a connu 27% de plus d’hospitalisations ou de décès liés à des maladies cardio-vasculaires.

Dans ce même groupe, 16% de plus ont dû se faire hospitaliser ou sont décédées d’accidents vasculaires cérébraux, et 20% de plus se sont retrouvées à l’hôpital ou sont mortes à la suite de complications résultant d’hypertension, précisent les chercheurs.

Prévenir l’obésité chez les plus jeunes

Autre observation : l’effet de l’âge des premières règles sur le risque de maladies cardio-vasculaires est constant, que ces femmes soient minces, en surpoids ou obèses, qu’elles fument ou aient fumé et quel que soit leur situation socioéconomique.

« L’ampleur de notre étude, l’étendue des âges et les maladies vasculaires examinées la rendent très informative, estime le Dr Dexter Canoy, épidémiologiste à l’université d’Oxford au Royaume-Uni, principal auteur de cette recherche. L’obésité infantile, répandue dans de nombreux pays industrialisés, est particulièrement liée à des règles précoces. »

Selon les chercheurs, ces observations montrent que la prévention de l’obésité chez les enfants pourrait éviter l’arrivée trop précoce des premiers cycles menstruels et réduire ainsi le risque cardio-vasculaire à long terme.