Suite aux interrogations suscitées par les pilules de 3ème et 4ème générations, le ministère de la Santé et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) ouvre un numéro vert pour informer les femmes : 0 800 636 636. L’appel est gratuit.
A partir d’aujourd’hui, du lundi au samedi, de 9h à 20h, une équipe de téléopérateurs, encadrée par un médecin et des sages-femmes, répondra aux questions que de nombreuses utilisatrices de contraceptifs oraux se posent : de quelle génération est ma pilule ? Je prends une pilule de 3ème ou 4ème génération, dois-je l’arrêter ? Qu’est-ce qu’une thrombose veineuse ?
« Cette plateforme téléphonique fait partie du dispositif développé par le Ministère de la Santé pour informer, guider et favoriser le bon usage de ces
médicaments. Un plan d’actions visant à renforcer la sécurité d’une contraception est également en cours de réalisation », rappelle le communiqué du ministère.

L’exception mais pas la règle

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) mène notamment une campagne d’information auprès des prescripteurs et des professionnels de santé (médecins, sages-femmes, pharmaciens, etc.) afin que la pilule de 1ère et 2ème générations soit systématiquement privilégiée.
« L’usage des pilules de 3ème et 4ème génération doit être l’exception et pas la règle », a déclaré Marisol Touraine, le 11 janvier dernier. Elles ne doivent donc être proposées qu’en deuxième intention comme le recommande la Haute Autorité de Santé depuis 2007.
A partir du 31 mars prochain, elles ne seront plus remboursées. La ministre de la Santé a également saisi l’Agence européenne des médicaments pour qu’elle limite l’autorisation de mise sur le marché de ces pilules dites de nouvelles générations.
Pour la revue Prescrire (voir interview ci-dessous), il faut protéger les femmes en les retirant progressivement du marché car elles sont plus dangereuses que les autres sans être plus efficaces.

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