Comment ça marche ?

Depuis 2006, l’assurance-maladie des Pays-Bas est privée. II existe une vingtaine de caisses d’assurance-maladie, regroupées en holdings. Les Néerlandais sont libres du choix de leur compagnie d’assurances, mais ils sont obligés d’en souscrire une sous peine d’amende. L’Etat contrôle les assurances, qui ne peuvent ni refuser, ni sélectionner leurs clients en fonction de leur âge ou de leur état de santé. L’Etat définit aussi le panier de soins que les assurances doivent rembourser.

Ce panier comprend les soins médicaux et paramédicaux, les analyses biologiques, la pharmacie, des dispositifs médicaux, la psychiatrie. L’assuré choisit son assureur en fonction du montant de la prime et des services qu’il propose, de la hauteur des franchises sur les soins – qui permet de réduire le montant de la prime –, et de la possibilité de souscrire une assurance complémentaire pour des soins non couverts par l’assurance de base (dentaire, homéopathie…). 90% des Néerlandais en ont une.

Qui finance ?

Les Néerlandais versent une cotisation sociale de 7,5% prélevée sur les salaires puis remboursée au salarié par l’employeur, mais sur laquelle le salarié doit payer des impôts. Il faut ajouter à cette cotisation une prime annuelle d’assurance (1300euros en moyenne, mais elle peut être plus importante selon les risques couverts). Les personnes à très faibles revenus peuvent demander le remboursement de cette prime sous la forme d’une allocation fiscale.

Les points forts

Tiers payant. Les Néerlandais ne font pas d’avance de frais.

Un système de santé performant. Au regard de nombreux indicateurs – résultats médicaux, délais d’attente, éventail de services et de médicaments disponibles… –, le système néerlandais est plébiscité, en particulier pour la prise en charge des malades chroniques.

Les points faibles

Un accès aux soins inégalitaire. Il existe de très grandes disparités entre assureurs sur le plan des prestations. Pour l’accès aux soins, l’équité n’est pas respectée.

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