Pas de poisson pour les futures mamans !

Une étude de l’université de Toronto (Canada), publiée dans la revue Environmental Health Perspectives, révèle que les recommandations sanitaires en matière de consommation de poissons chez la femme enceinte ne sont pas adaptées car elles exposent leurs bébés à des polluants organiques persistants (POP).

En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) autorise les futures mamans à manger du poisson deux fois par semaine, dont un gras de type saumon, sardine, maquereau, hareng… et du poisson d’eau douce, comme l’anguille, la carpe… chez lesquels les polluants s’accumulent, deux fois par mois.

Des seuils trop élevés. Car, selon les chercheurs canadiens, les femmes qui arrêtent de consommer du poisson avant ou au début de leur grossesse ne réduisent les risques de contamination de leurs bébés que de 15% maximum.

Par précaution, ils en déduisent que les femmes devraient écarter le poisson de leur alimentation dès qu’elles essaient de mettre en route un enfant et appellent les autorités de santé à modifier leurs recommandations.

Pas facile, car le poisson jouit dans l’opinion d’une image d’aliment « bon pour la santé ». Sûrement pas pour les enfants : les POP dont font partie les PCB (hydrocarbures polychlorobiphényls) se retrouvent dans l’environnement, et notamment dans les sédiments marins ou d’eau douce, et sont suspectés d’être cancérigènes, reprotoxiques et neurotoxiques.

Pour en savoir plus : « Polluants chimiques, enfants en danger », Anne-Corinne Zimmer (l’Atelier, 17 €).