Un hommage a été rendu en novembre à Michel Baron, qui a œuvré toute sa vie pour une couverture sociale de haut niveau. Pour ce militant, l’engagement est une évidence. « Ouvrier à l’arsenal de Brest, fils d’ouvrier, j’ai toujours considéré que la lutte était nécessaire pour faire aboutir nos revendications. Pour bénéficier d’une bonne couverture sociale, il ne fallait pas attendre qu’on nous l’octroie. Dans mon milieu, on sait bien qu’on n’a rien sans rien », constate-t-il.

Dès sa sortie des apprentis de l’Arsenal, il a rejoint la Cgt et la Mutuelle de la marine. Il a quinze ans et sa voie militante est toute tracée : le syndicat – pour lequel il sera notamment candidat aux élections, en 1983, de la caisse primaire d’assurance-maladie du Finistère Nord, y siégeant pendant six ans – et la mutuelle, car la « Sécu de haut niveau » qu’il défend ne couvre pas à 100 % les besoins.

« Unir les bonnes volontés »

Retracer sa longue carrière d’élu mutualiste, commencée en 1973, c’est revenir sur un pan de l’histoire de la mutualité. Michel Baron dit avoir toujours été convaincu de la nécessité d’unifier le mouvement mutualiste. Cela ne s’est pas fait sans difficulté. « On a mis du temps à y parvenir. Pour moi, l’union des bonnes volontés est indispensable pour obtenir de vraies avancées sociales », confie-t-il.

Michel Baron, qui, après la Mutuelle de la marine, a assumé de nombreuses responsabilités au sein de la Mutuelle de l’arsenal (qui a fusionné depuis 2006 avec la Mutuelle Familiale) et à l’Union des mutuelles de Bretagne, a passé le relais aux générations suivantes. Il est aujourd’hui, à bientôt soixante-dix ans, président de « Mieux vivre sur la rive droite », association qui propose des événements culturels et sportifs, comme des randonnées, rebaptisées « trait d’union pédestre de la solidarité ».