L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’organisation non gouvernementale Health Care without Harm ont lancé une nouvelle initiative visant à éliminer dans le monde le mercure de tous les dispositifs médicaux de mesure d’ici 2020, dont les thermomètres médicaux et les appareils pour mesurer la tension. En France, les thermomètres au mercure sont déjà interdits à la vente depuis 1999.

Cette opération, intitulée « pour des soins de santé sans mercure d’ici 2020 », a été lancée pour marquer la signature de la Convention de Minimata sur le mercure, adoptée le 10 octobre à Kumamoto, au Japon. Celle-ci donne des orientations aux pays appelés à prendre des mesures pour notamment éliminer les formes les plus nocives d’utilisation du mercure, réduire les émissions de mercure provenant de l’industrie, promouvoir des méthodes exemptes de mercure, protéger les enfants et les femmes en âge de procréer et améliorer la santé et le bien-être des travailleurs.

«Le mercure est l’une des dix principales substances chimiques très préoccupantes pour la santé publique : elle se disperse dans les écosystèmes et y demeure pendant des générations, entraînant de graves problèmes de santé et des déficiences intellectuelles pour les populations exposées », a déclaré le Directeur général de l’OMS, le Dr Margaret Chan. Le mercure et ses différents composés peuvent en effet engendrer « des dommages cérébraux et neurologiques, en particulier chez les jeunes, indique l’OMS. Il peut également avoir des effets préjudiciables sur le rein et le système digestif ».

L’OMS et ses partenaires du secteur de la santé s’efforceront en outre d’éliminer progressivement les antiseptiques locaux et les produits cosmétiques éclaircissants de la peau à base de mercure. L’OMS veut aussi élaborer des mesures pour éliminer progressivement l’utilisation de ce métal dans les amalgames dentaires.