L'OMS se mobilise contre l'hypertension artérielle

À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé qui sera célébrée le 7 avril prochain, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle à redoubler d’efforts pour prévenir et combattre l’hypertension artérielle.

L’hypertension artérielle touche dans le monde plus d’un adulte sur trois. La proportion augmente avec l’âge: elle est de 10% entre 20 et 39 ans et de 50% entre 50 et 59 ans. Un milliard de personnes est concerné. C’est en Afrique que la prévalence de l’hypertension est la plus élevée (46% des adultes).

Or l’hypertension artérielle est l’un des principaux facteurs de cardiopathie et d’accident vasculaire cérébral et contribue chaque année à la survenue de près de 9,4 millions de décès par maladie cardiovasculaire. Elle accroît également le risque de souffrir d’autres problèmes de santé tels que l’insuffisance rénale ou la cécité. Cependant, beaucoup de gens ignorent qu’ils sont hypertendus car la maladie n’entraîne pas toujours de symptômes.

Une campagne pour surveiller la tension artérielle

Face à ce constat, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance une campagne de sensibilisation et appelle tous les adultes à faire mesurer leur tension artérielle. «Aujourd’hui, nous voulons que les gens comprennent qu’ils doivent connaître leur tension artérielle, prendre le problème de l’hypertension au sérieux et agir en conséquence», déclare le Dr. Margaret Chan, directrice générale de l’OMS. Certaines personnes parviennent à limiter leur tension artérielle en changeant de mode de vie, par exemple en arrêtant de consommer du tabac, en mangeant sainement, en faisant régulièrement de l’exercice physique et en évitant l’usage nocif de l’alcool.

Dans certains pays développés, les efforts de prévention et de traitement de l’hypertension et d’autres facteurs de risque cardio-vasculaire ont permis de réduire la mortalité par cardiopathies.

La campagne de l’OMS qui incite les gens à mesurer leur tension artérielle fait suite à la déclaration politique de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, adoptée par les chefs d’État et de gouvernement en septembre 2011. Dans cette déclaration, les pays s’engagent à mettre l’accent sur les campagnes de sensibilisation du grand public pour mieux prévenir et combattre les maladies non transmissibles telles que les cardiopathies, les accidents vasculaires cérébraux, les cancers, le diabète et les affections respiratoires chroniques. Le but est de baisser de 25% d’ici 2025 le nombre de décès prématurés.