L’Institut de la statistique (Insee) publie son traditionnel portrait de la France en tenant compte du nouveau découpage territorial, qui aura lieu en 2016. On remarque plus d’homogénéité en termes d’habitants dans chaque Région, mais les disparités au niveau économique. persistent.

 

« Aucune des Régions continentales ne comporte moins de 2 millions d’habitants », écrit l’Insee. Le nouveau découpage territorial (on passe de 22 à 13 Régions) marque donc une plus grande homogénéité en termes de nombre d’habitants.

Mais qu’en est-il pour le niveau de vie ?

Mais la nouvelle carte des régions met en lumière des différences économiques. Si on y regarde de près, il apparaît que la proportion du nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (pour l’année 2011, il a été établi à 1 004 euros pour une personne seule), est plus élevée dans le Sud-Est et dans le Nord (de 16,4 % à 19,2 %). La Bretagne et les Pays de la Loire sont relativement moins touchés : moins de 12 % d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté.

En vingt ans, explique l’Insee, de 1990 à 2012, le Pib de la France métropolitaine a augmenté de 1,6 % en moyenne. L’Alsace Champagne-Ardenne-Lorraine, la Bourgogne-Franche-Comté et le Centre-Val-de-Loire se situent autour de 0,8 %, donc bien en dessous de la moyenne. Paca et l’Ile-de-France s’en sortent bien mieux grâce au dynamisme des services marchands. Quant à la Bretagne, « elle a été moins touchée, jusqu’à la crise de 2008-2009, par les moindres performances de l’industrie », selon l’Insee.

Ce sont les Pays de la Loire et le nouvel ensemble Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées qui enregistrent la croissance la plus dynamique (+ 2,1 % en moyenne par an dans les deux cas). Pour des raisons différentes, avance l’Insee : la croissance dans l’actuel Languedoc-Roussillon «correspond à un processus de rattrapage tiré par la forte croissance de la population, alors que Midi-Pyrénées a bénéficié du dynamisme de secteurs moteurs comme l’aéronautique ou les services marchands.»