Les ongles sont-ils le miroir de notre santé, de notre alimentation ? Quels problèmes peuvent-ils poser ? Sophie Goettman, dermatologue et chirurgienne, met à notre portée son savoir médical et cosmétique. Passionnant.

Dans toutes les cultures, l’ongle est un objet de soins, de séduction, le symbole d’une appartenance sociale ou à une communauté. Les professionnels de la manucure et de la pédicure font sans doute partie des plus vieux métiers du monde. Dans l’ouvrage Vos ongles, tout un monde, paru aux éditions Actes Sud, Sophie Goettman nous emmène à leur rencontre.

L’ongle est un bouclier. Il protège nos extrémités des agressions extérieures. Venant nous rappeler nos ancêtres primates, il sert à la préhension des petits objets, améliore la dextérité et permet de gratter, griffer et même de se défendre ou d’attaquer.

Il peut cependant être le siège de problèmes bénins comme ongles rongés, incarnés, striés mais aussi des plus graves : eczéma, panaris, psoriasis et même tumeur. Les besoins des ongles restent souvent méconnus.

Constitué de kératine, il peut-être altéré par une multitude de facteurs et témoigne souvent de notre état de santé : anémies, maladies endocriniennes et de la thyroïde, inflammatoires ou diabète. Il révèle aussi des carences en protéines, vitamines ou oligo-éléments (vitamines A, B, C, fer ou zinc).

Les médicaments, au premier rang desquels les chimiothérapies, les rétinoïdes (traitement de l’acné ou du psoriasis) ne sont pas tendres non plus avec la kératine.

Les ongles sont aussi atteints de maladies qui leur sont propres et ils sont particulièrement à surveiller chez les sportifs qui transpirent beaucoup dans des chaussures fermées, ce qui favorise l’apparition de mycoses.

Rongés, triturés, malmenés, les ongles peuvent aussi devenir le reflet de notre état émotionnel et psychologique.