Non au parking payant à l’hôpital !

La liste des restes à charge des patients ne cesse de s’allonger : franchises, forfaits, déremboursements, dépassements d’honoraires… et maintenant le parking !

Les usagers de l’hôpital Pellegrin, principal site du Chu de Bordeaux, l’ont découvert début février, devant les barrières imposant le paiement ! A l’instar d’un parking
de centre-ville, la place y est facturée 1,50 € de l’heure, tarif qui devient dégressif seulement à partir de la septième heure.

Pour les parents d’enfants hospitalisés dans le pôle pédiatrique, souvent en longue maladie, c’est inacceptable. Ils ont donc multiplié les courriers et les demandes d’entrevue à la direction de Pellegrin. Un mois et un reportage sur TF1 plus tard, ils ont enfin obtenu un rendez-vous, mais pour s’entendre répondre qu’il n’y avait pas d’alternative entre le « chaos » provoqué par le stationnement anarchique (antérieur) et le prix que fait payer Vinci, la société qui a construit et qui exploite ce parking de 2 400 places.

Seul le personnel du Chu bénéficie de 600 places gratuites… pour 7 000 personnes environ. A force de « marchandages », la délégation de parents a « arraché » le privilège d’un badge
à 10 euros mensuels pour les parents d’enfants
en maladie longue durée, sur présentation d’un certificat médical et pour six mois renouvelables !

« Mais il n’y a eu aucune information, ni par le personnel, ni par affichage, ni dans
la charte du patient hospitalisé, seulement par le bouche-à-oreille ! A croire que nous venons ici par plaisir ! » s’insurge Véronique Muller, l’une des premières mamans mobilisées. Le relais a ensuite été pris par le comité Parking Pellegrin (CoPP) constitué par le mouvement Notre santé en danger (coordination Gironde), des syndicats du Chu Pellegrin et de l’établissement français du sang Aquitaine-Limousin, présent sur le site.

Le CoPP exige la gratuité pure et simple de ce parking public. « Le Chu n’est pas
un aéroport, la maladie n’est pas un voyage touristique. […] Non à ce nouveau partenariat public-privé », peut-on notamment lire sur la pétition qui circule depuis avril.