Mutualiser les forces à thourotte

Face aux enjeux de santé et de société liés à l’augmentation des cas de maladies chroniques, la Ville de Thourotte et la Mutuelle Familiale choisissent d’unir leurs forces. Jacqueline Boisselier, responsable du pôle Picardie et membre du conseil d’administration de la Mutuelle Familiale, et Patrice Carvalho, député et maire de la ville de Thourotte (Oise), viennent de signer une « Charte pour la promotion et l’amélioration de la santé ». L’événement s’est déroulé à Thourotte, le 13  octobre dernier, lors de l’inauguration de la fête d’Automne.
Depuis de nombreuses années, la mutuelle et la commune mènent ensemble des actions de prévention, telles que la conférence santé environnement de novembre  2010, la journée santé en mai  2011 ou la journée santé environnement de juin  2012.
« Jusqu’à présent, soit le projet émanait de la Ville et la mutuelle en devenait la partenaire, soit c’était l’inverse, précise Corinne Daumas, adjointe à la mairie, chargée des affaires sociales et culturelles. Cette charte va nous donner un cadre pour mutualiser nos moyens et pour travailler en amont. Une action d’envergure, cohérente et bien conçue a toujours davantage d’impact que plusieurs initiatives isolées. »
Un comité de pilotage où siègent trois élus de la Mutuelle Familiale et trois de la municipalité a été créé. Epaulé par les techniciens des deux entités, ce comité déterminera les ­actions à mener en direction de tous les Thourottois. « La Ville et la mutuelle partagent la conviction que la santé pour tous passe par l’éducation et des actions de terrain, commente Jacqueline Boisselier. Grâce à cette charte, nos collaborations seront plus nombreuses, mieux suivies et mieux évaluées. »
La Ville de Thourotte et la Mutuelle Familiale entendent notamment agir sur les maladies chroniques, telles que les cancers, l’obésité, le diabète, l’asthme, ou encore les maladies neurologiques et cardio-vasculaires. « Près de 20 % des Français sont atteints par une ou plusieurs de ces maladies, ajoute Jacqueline Boisselier, et, en la matière, la Picardie a malheureusement des indicateurs défavorables. »
Dans sa commune, Corinne Daumas constate chaque jour les conséquences de la détérioration des conditions de vie. « Il y a notamment de plus en plus de problèmes d’addictions de toutes sortes. Il faut impérativement informer la population et sensibiliser aux risques qu’ils induisent. Ensemble, nous serons plus efficaces. » n O. V. C.