341 hospitalisations pour embolie pulmonaire de femmes en âge de procréer ont été évitées en 2013. Selon l’Ansm, c’est une conséquence de la médiatisation des risques liés aux contraceptifs oraux.

Le nombre d’embolies pulmonaires chez les femmes en âge de procréer a largement diminué en 2013, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm). Une baisse qui s’expliquerait par l’abandon des pilules contraceptives de 3e et 4e génération. Environ 340 cas d’embolie pulmonaire ont ainsi pu être évités en seulement un an.

Selon l’Ansm, 2 704 femmes de 15 à 49 ans ont été hospitalisées en 2013 pour une embolie pulmonaire contre 3 045 en 2012, soit une baisse en seulement une année du nombre des hospitalisations pour embolie de 11,2%.

Cette diminution est observée dans toutes les tranches d’âge et plus particulièrement chez les jeunes filles âgées de 15 à 19 ans, avec une baisse de 19,1% du nombre des hospitalisations. Chez les femmes de 20 à 29 ans, la diminution est de 12%. Chez les femmes de 30 à 39 ans, elle est de 9,4%. Enfin, la diminution observée est de 11,2% chez les femmes de 40 à 49 ans.

Ce phénomène n’a été retrouvé ni chez les hommes du même âge, ni chez les femmes de 50 à 69 ans, deux populations non utilisatrices de contraception orale.

Pour l’Ansm, c’est « la médiatisation des risques liés aux contraceptifs oraux combinés (COC), en décembre 2012 et le plan d’action des autorités sanitaires qui a suivi, qui ont conduit à un changement important des habitudes des femmes vis-à-vis de la contraception en France ».

Pour preuves : à la suite du scandale des pilules dites de 3ème et 4ème génération, les ventes qui représentaient environ 50 % des ventes de contraceptifs oraux combinés depuis 2009, sont tombées à 25 %. Inversement, celles de 1re et 2e générations, lesquelles présentent un risque thromboembolique plus faible atteignent désormais près de 75 % des ventes. Parallèlement une augmentation d’utilisation des stérilets et des implants a été observée.