Mfbco et Mftel : un rapprochement mutuel

Interview croisée, à l’occasion du rapprochement de la Mfbco et de la Mftel, de Jocelyne Leroux, présidente de la Mfbco, et de Jean-Pierre Robillard, président de la Mftel.

Lors de leurs assemblées générales, les mutuelles Mfbco et Mftel ont décidé de se rapprocher. Pourquoi une telle décision ?
Jocelyne Leroux : Il s’agit pour nous de mieux préparer l’avenir. Ce rapprochement entre nos deux structures n’est pas un hasard. Nous nous connaissons depuis fort longtemps, et nous menons des actions de prévention en commun depuis de nombreuses années. Il y a entre nous une réelle affinité. 
Jean-Pierre Robillard : Nous faisons partie de la même famille, celle de la Fédération des mutuelles de France. Et y travaillons ensemble régulièrement. Ce qui explique, par exemple, que nous ayons des logos qui sont similaires graphiquement. 

Dans quelles conditions ce rapprochement va-t-il s’effectuer ?
J. L. : Après les votes au sein de nos AG du printemps, la Mftel va fusionner avec la Mfbco d’ici à la fin de l’année. L’effet comptable sera rétroactif au 1er janvier 2014. Dans les mois qui viennent, nos noms vont disparaître pour une nouvelle appellation. Enfin, le nouveau conseil d’administration comptera 21 membres et travaillera avec des sections locales pour garder le lien dans l’ensemble du territoire que couvrent les deux mutuelles.
J.-P. R. : Le siège de la nouvelle structure sera le siège actuel de la Mftel, à Mainvilliers, en Eure-et-Loir. Nous nous sommes engagés à garder les équipes actuelles de nos deux mutuelles, ce qui permettra de conserver la proximité que nous avons avec nos adhérents, grâce au maintien de nos agences. A part un nouveau nom, il n’y aura pas de changements pour nos adhérents, si ce n’est des produits communs, et les plus intéressants possibles.

Comment peut-on expliquer cette accélération dans le rythme des rapprochements entre mutuelles ?
J. L. : Les contraintes économiques s’accentuent : les taxes se cumulent avec les nouvelles réglementations, et nous devons investir dans des savoir-faire et des outils pointus, donc coûteux. C’est plus facile lorsque les structures sont plus importantes.
J.-P. R. : L’important, c’est que nous soyons animés par le bien collectif. Le développement de ce projet commun se fait au bénéfice de nos adhérents. Nous rapprocher de la Mfbco, c’est aussi nous rapprocher du groupe Solimut, auquel adhère cette dernière. C’est une vraie opportunité de développement pour notre mutuelle.